Développer sa mémoire avec le mind mapping

Développer sa mémoire avec le mind mapping

Sophie Davant a rencontré Sébastien Martinez, le champion de France de mémoire, et a été emballée par sa méthode pour fortifier nos méninges comme un muscle.

Sophie Davant a rencontré Sébastien Martinez, le champion de France de mémoire, et a été emballée par sa méthode pour fortifier nos méninges comme un muscle – une démarche accessible à tous, alors pourquoi pas nous ?

Ne croyez pas que vieillir altère la mémoire ! A l’inverse, plus on vieillit, plus on a de matière à laquelle relier les éléments nouveaux et plus on a de facilité à les mémoriser. Surprenant non ? C’est la thèse et la méthode défendues par un jeune homme de 29 ans, Sébastien Martinez, que j’ai reçu dans mon émission à l’occasion de la sortie de son livre « Une mémoire infaillible » (éd. Premier Parallèle).

Ce jeune homme est champion de France de mémoire. Il connaît par cœur les dates de toutes les inventions, les noms de 206 os et 600 muscles du corps humain. Son cerveau n’est pourtant pas hors norme. Le jeune homme est hyper sociable et très souriant. Pour devenir ce recordman des méninges, il a juste mis au point des techniques et fortifié sa mémoire comme un muscle, tel un athlète de haut niveau.

Avec le Mind Mapping, tout le monde peut améliorer sa mémoire

Et, bonne nouvelle, il affirme que tout le monde peut en faire autant. Il a eu le déclic alors qu’il était étudiant à l’Ecole des Mines. Il pensait avoir une mémoire sélective, bonne en maths ou en physique, mais mauvaise pour apprendre par cœur, en anglais ou en histoire par exemple. Un préjugé démonté quand il a découvert l’art de la mémoire, une discipline inventée dans l’Antiquité par les Grecs, qui connaît un renouveau ces dernières décennies.

Il dévore les livres sur ce sujet, notamment ceux de Tony Buzan, ce psychologue anglais, inventeur du Mind Mapping : des cartes mentales qui consistent à organiser des connaissances comme une carte de géographie, en créant des liens entre les éléments.

Des astuces pour tout retenir

Très vite le néophyte se familiarise avec des concepts, comme celui des concaténations. Mais si, vous connaissez ! Il s’agit d’inventer une suite de mots pour mieux les retenir. L’exemple le plus connu ? « Mais où est donc Ornicar ? » permet de se souvenir des conjonctions de subordinations (mais, ou, et, donc, or, ni, car). Car voici le secret des génies de la mémoire : ils s’amusent !

Selon Sébastien, mémoriser à long terme consiste à raccrocher des éléments nouveaux à d’autres déjà intégrés, à tisser des liens entre des briques de connaissance. On peut y parvenir par la logique, mais aussi en créant des connexions plus loufoques, en réveillant son âme d’enfant. Mémoriser en jouant, plutôt qu’en rabâchant, plus séduisant non ?

Pour graver dans ses neurones les capitales des pays ou des suites de mots, il suggère d’inventer des histoires. Mordu de cette discipline singulière, il abandonne sa carrière d’ingénieur pour transmettre ses techniques lors de stages. Et depuis 2014, il enchaine les concours, à Rome, Madrid ou Londres, où amateurs et experts se mesurent à coup de mémorisation de noms et de visages, de suite de chiffres ou de cartes à jouer.

Pour y battre ses propres records, il imaginera notamment des « palais de la mémoire », une autre des stratégies détaillées dans son livre : on construit mentalement un appartement avec plusieurs pièces… Pour graver à jamais dans sa tête la liste des prix Nobel de littérature, par exemple, on se promène dans ce lieu, en se racontant une histoire qui met en scène Sully Prudhomme, en train de ranger des livres sur une étagère, ou Patrick Modiano découpant des oignons dans la cuisine…

Dans son livre très ludique, Sébastien Martinez nous transmet son enthousiasme et nous accompagne à la découverte de ces techniques de mémorisation, des plus simples aux plus complexes. Un outil précieux pour découvrir, que, contrairement aux idées reçues, la mémoire n’est pas limitée, qu’on n’a pas bonne ou mauvaise mémoire, et que développer cette capacité comme un muscle permet de rester curieux et donc, vivant !

Sophie Davant

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