Quand les enfants quittent la maison

Quand les enfants quittent la maison

Quand les enfants quittent la maison, ce n’est pas simple… et encore faut-il qu’ils envisagent de la quitter !

Quand les enfants quittent la maison

À l’exception du football et des jeux vidéo, mon fils n’a jamais, à aucun moment, témoigné la moindre passion. Plus jeune, il n’a jamais exprimé ses aspirations, comme : « Quand je serai grand, je serai footballeur/médecin/pompier/pompiste ». Alors quand nous avons commencé à lui parler de l’ « après » lycée… ça a été un peu compliqué. Quand les enfants quittent la maison, ce n’est pas simple… mais encore faut-il qu’ils envisagent de la quitter !

Après le Bac… quoi ?

C’est lors de sa dernière année de lycée, il y a un an, que j’ai commencé à lui faire part de mes doutes. Au vu de sa réticence à aborder la question du BAC, de ce qui allait suivre, et même à se préparer pour les examens de deuxième semestre, nous n’avons plus eu qu’un seul sujet de conversation à la maison à partir de janvier : « À quelle faculté voudrais-tu t’inscrire ? As-tu finalement fait ton choix ? » . Autour de nous, des amis commençaient déjà à voir leurs enfants quitter la maison. Notre fils, lui, n’était pas spécialement impatient... du tout. Qui va lui préparer des bons petits plats ? Qui va faire sa lessive ?


À la suite de multiples échanges avec mes amis ayant des adolescents du même âge et les mères des camarades de classe de mon fils, nous sommes tous tombés d’accord sur un point : les jeunes d’aujourd’hui sont certes des êtres fragiles jouissant d’un meilleur accès au savoir que notre génération, mais ils font preuve d’une moins grande maturité. Dès lors, en raison des stimuli incessants auxquels ils sont confrontés, ils ont besoin qu’on leur montre le chemin à suivre.

Quitter la maison… pour faire quoi ?

Armée de patience, j’ai donc essayé de l’orienter et, après m’être heurtée à quelques obstacles, je suis parvenue à engager une réflexion et une conversation avec lui. Ce ne fut pas de tout repos !


Je pense que, par-dessus tout, il a apprécié mon écoute attentive, sans que je ne le juge ni que je ne lui impose quelque chose, et il était ravi d’exprimer librement ses désirs, ses aspirations, mais également ses doutes. Comme je le connais par cœur, je lui ai suggéré de tenir compte de ses talents cachés, peut-être totalement occultés par sa timidité et sa forte sensibilité. Ce n’était pas chose facile, il faut l’admettre.


Ensuite, nous avons également réfléchi sur les personnes, parmi ses amis et les membres de la famille, qui pourraient s’avérer utiles pour son métier futur, dès qu’il sera diplômé. Et enfin (surtout !) je lui ai répété aussi souvent que nécessaire que je ne voulais pas le pousser dehors, mais que son avenir l’attendait, nuance !

Au milieu de notre réflexion, nous avons heurté un mur ! Mon fils s’est braqué. Il craquait ! La situation était devenue trop stressante pour lui. Ses professeurs lui mettaient la pression pour les examens de fin d’année, la période de révision était trop éprouvante à ses yeux et mon mari, dans un premier temps très compréhensif, le poussait au-delà des limites.

Adieu l’université, bonjour L’Australie !

Et soudain revirement de situation : adieu l’université, bonjour l’Australie ! Il avait fait son choix. Je ne connaissais aucun Australien, ni personne qui soit allé en Australie. Je me suis renseignée rapidement. De nombreuses infos étaient accessibles en ligne. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a du travail là-bas... Au départ, je me suis dit que cette solution était réservée à ceux qui n’aiment pas réellement étudier. Il s’avère que mon fils a pas mal échangé avec d’autres jeunes ayant le même projet de partir après le Bac, et les profils sont multiples.

Quitter la maison… pour l’autre bout du monde, mais avec un bon projet !

Premièrement : si votre enfant n’est pas très « scolaire » , sachez qu’il est inutile de passer des examens pour intégrer une faculté qui ne fait pas partie du top 2. Du coup, mon fils avait moins de tests à préparer. D’autres visaient un parcours plus « académique », mais cela signifie qu’il y a plusieurs options possibles.


Deuxièmement : les universités organisent des journées portes ouvertes lors desquelles elles expliquent leurs particularités, leurs programmes, les efforts devant être consentis par les étudiants, et les règles en matière de présence aux cours. Le résultat ne s’est pas fait attendre et mon fils a atteint son objectif. Son choix s’est porté sur l’étude du droit, un cours multidisciplinaire offrant d’innombrables possibilités : l’accès à de multiples métiers ainsi qu’à un large éventail d’entreprises. Je pense que cette option est la bonne. À tout le moins, ce serait dommage de ne pas tenter le coup !


Et nous pourrons toujours partir en Australie, le temps des vacances. Ce sera l’occasion de découvrir ce pays… que vous avez peut-être déjà eu la chance de visiter ? Si oui, je prends conseils et adresses !

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