« Retour chez ma mère »

« Retour chez ma mère »

Le jour où les enfants partent du nid est un cap difficile à franchir pour eux comme pour nous. Mais on a encore plus de mal à imaginer qu’ils reviennent !

Si comme moi, vous hébergez encore vos grands enfants (les miens ont respectivement 22 et 20 ans), vous prendrez certainement autant de plaisir que moi à découvrir « Retour chez ma mère », une comédie réjouissante d’Eric Lavaine.

Le thème ? La famille. Mère (Josiane Balasko, irrésistible !) et fille (Alexandra Lamy) sont contraintes de cohabiter à nouveau, lorsque Stéphanie, la fille, se retrouve au chômage. Pas facile de vivre cette promiscuité imposée par la crise, quand on a quarante ans, et qu’on a quitté le nid depuis longtemps. Ni pour la fille, bien obligée de se plier aux diktats de sa maman, et à la propension de celle-ci à écouter Francis Cabrel en boucle (mes enfants pourraient formuler la même doléance !!), ni pour la mère, contrariée dans ses projets de nouvelle vie indépendante et amoureuse.

Avec Josiane Balasko et Alexandra Lamy , on s’amuse de cette cohabitation forcée

Ce sujet de société très actuel est traité avec beaucoup de justesse et d’humour, à l’image de cette laborieuse leçon sur internet donnée par la fille à sa mère, ou de la difficulté de la mère à se débarrasser de sa fille pour tenter de rejoindre son amoureux en cachette.

La génération boomerang, quand nos enfants adultes reviennent à la case départ

Quinze ans après le phénomène Tanguy, le 7ème art s’attaque à la génération boomerang, ces quadragénaires, qui après des infortunes, repassent par la case départ. Depuis dix ans, le nombre de ces boomerang kids n’a cessé d’augmenter, tout comme leur âge. La hausse des prix de l’immobilier, les coups durs professionnels, les problèmes financiers ont engendré ces cohabitations tardives entre grands enfants et parents souvent retraités.

Certains jeunes adultes contraints à ces retours obligés au domicile familial peuvent le vivre comme une régression et en éprouver de la honte. Et les choses se compliquent quand il y a des enfants. Tout ça sous l’œil parfois agacé de la génération précédente : les parents retraités, encore jeunes et vaillants, vivent parfois mal ce nouveau « fil à la patte » quand ils se croyaient dégagés de ces obligations familiales.

Pas si simple de faire cohabiter à nouveau deux générations sous le même toit

Et oui, comment vivre au même rythme, quand on n’a pas les mêmes attentes de la vie ? Comment composer avec les habitudes des uns et des autres ? Le risque est peut-être aussi de se replonger dans des relations toxiques, dont on a voulu s’extraire en prenant son autonomie.
Si ces trentenaires ou quadras peuvent se sentir infantilisés, ils doivent aussi savourer leur chance de pouvoir bénéficier de la solidarité familiale qui les met à l’abri d’une spirale de précarisation. Et puis, si les raisons économiques sont les premières motivations d’un retour au bercail, ces enfants boomerang viennent aussi probablement rechercher un réconfort affectif.

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